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L examen taxi : epreuves, deroule et inscription

Pour conduire un taxi en France, il faut décrocher un examen national organisé par les Chambres de métiers. Voici les épreuves, le déroulé exact et la marche à suivre pour s'inscrire.

L examen taxi : epreuves, deroule et inscription

Conduire un taxi en France suppose une carte professionnelle. Et cette carte, on ne l'obtient qu'après avoir réussi un examen national. Pas de raccourci, pas d'équivalence automatique : l'épreuve est la porte d'entrée du métier. Ce guide détaille les épreuves, leur notation, le déroulé d'une session et la procédure d'inscription, en distinguant ce qui est national de ce qui dépend de votre département.

Si vous hésitez encore sur le métier lui-même, regardez d'abord taxi ou VTC : quel métier choisir et la page pilier devenir taxi.

Qui organise l'examen et où s'inscrire

Depuis quelques années, ce sont les Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) qui organisent les examens d'accès aux professions du transport public particulier de personnes (taxi, VTC, VMDTR). On parle d'examen T3P, pour « transport public particulier de personnes ».

L'inscription passe par une plateforme nationale unique, examenT3P.fr, mise en service en novembre 2025. Vous y créez votre dossier candidat, choisissez vos épreuves et votre session. Attention à un point souvent mal compris : constituer un dossier en ligne, ou le faire constituer par un organisme de formation, ne vaut pas inscription tant que le service T3P ne l'a pas validé. Visez large sur les délais.

Les sessions sont régulières (souvent mensuelles) mais les dates et lieux varient selon les régions. Pour le calendrier précis, les pièces exactes à fournir et les modalités locales, référez-vous à votre CMA de rattachement, qui reste l'interlocuteur de référence.

Les épreuves théoriques : tronc commun et spécifique taxi

L'examen théorique sert à vous déclarer admissible. Il se compose d'épreuves communes à tous les candidats T3P, et d'épreuves spécifiques au taxi. Le cadre est fixé par l'arrêté du 6 avril 2017.

Voici le découpage des épreuves d'admissibilité.

Tronc commun (toutes professions T3P) :

  • A. Réglementation du transport public particulier de personnes : 45 minutes, noté sur 20, coefficient 3. Questions à réponse courte et QCM.
  • B. Gestion : 45 minutes, sur 20, coefficient 2.
  • C. Sécurité routière : 30 minutes, sur 20, coefficient 3. QCM.
  • D. Capacité d'expression et de compréhension en français : 30 minutes, sur 20, coefficient 2. Les fautes d'orthographe au-delà d'un certain seuil sont pénalisées.
  • E. Anglais (niveau A2) : 30 minutes, sur 20, coefficient 1. QCM.

Spécifique taxi :

  • F. Connaissance du territoire et réglementation locale : 20 minutes, sur 20, coefficient 3.
  • G. Réglementation nationale de l'activité de taxi et gestion propre au taxi : 30 minutes, sur 20, coefficient 3.

Le détail module par module, avec les attendus de programme, est traité dans le guide dédié programme de l'examen taxi (tronc commun T3P et spécifique).

Les notes à atteindre pour être admissible

Le système combine une moyenne et des planchers par épreuve. Pour être déclaré admissible, vous devez réunir :

  • une moyenne d'au moins 10/20 sur l'ensemble des épreuves, pondérées par leurs coefficients,
  • au moins 6/20 à chacune des épreuves A, B, C, D, F et G,
  • au moins 4/20 à l'épreuve d'anglais (E).

Autrement dit, un effondrement sur une seule matière éliminatoire peut vous recaler même avec une bonne moyenne. L'anglais bénéficie d'un plancher plus bas, mais il reste obligatoire.

L'épreuve F sur la connaissance du territoire mérite une attention particulière : son contenu dépend de votre département d'examen (voirie, points d'intérêt, réglementation locale). Renseignez-vous auprès de la CMA et de la préfecture sur les sources de référence retenues localement.

L'épreuve pratique : la mise en situation

Une fois admissible, vous accédez à l'épreuve d'admission, dite mise en situation pratique. C'est une simulation de course taxi en conditions réelles, avec une phase de conduite en circulation d'une durée minimale de 20 minutes.

L'épreuve est notée sur 20 points, répartis ainsi :

  • préparation et réalisation de l'itinéraire,
  • sécurité de la conduite et respect du code de la route : c'est le poste le plus lourd,
  • accueil, service commercial et information du client (y compris touristique),
  • facturation et utilisation des équipements spécifiques du taxi.

Le seuil de réussite est de 12/20. Point capital : toute intervention de l'examinateur sur les doubles commandes entraîne l'échec immédiat. La sécurité prime sur tout le reste.

Vous disposez d'une fenêtre confortable pour cette étape : un candidat admissible peut se présenter jusqu'à trois fois à l'épreuve pratique dans un délai d'un an à compter de la publication des résultats d'admissibilité. Au-delà, l'admissibilité tombe et il faut repasser la théorie.

Pour les détails de cette étape (itinéraire, accueil client, gestion du compteur), voyez réussir l'épreuve pratique de l'examen taxi. La maîtrise du tarif et de l'appareil est d'ailleurs un point noté : le guide comprendre les tarifs taxi et le compteur (taximètre) vous y prépare.

Combien coûte l'examen

Les droits d'inscription sont fixés à l'échelle nationale et révisés chaque année. Pour 2026, l'ordre de grandeur communiqué par les CMA est le suivant :

  • épreuves complètes (admissibilité + admission) : autour de 240 €,
  • épreuve pratique seule : autour de 120 €,
  • passerelle de mobilité professionnelle : autour de 170 €.

Ces montants concernent les seuls droits d'examen. La formation en centre, elle, se paie en plus et représente le gros du budget. Vous pouvez la financer via le CPF, France Travail ou d'autres dispositifs : le guide financer sa formation taxi : CPF, France Travail et aides fait le tour des solutions. Pour estimer votre projet global, l'outil simulateur peut vous aider à projeter coûts et revenus.

La formation n'est pas obligatoire pour se présenter, mais elle est vivement conseillée vu le taux d'échec réel. Pour comparer les organismes près de chez vous, consultez l'annuaire des centres de formation.

Après la réussite : la carte professionnelle

Réussir l'examen ne suffit pas à exercer : il faut encore obtenir la carte professionnelle de conducteur de taxi, délivrée par la préfecture de votre département d'exercice.

Le dossier de première demande comprend généralement :

  • l'attestation de réussite (admission) à l'examen taxi,
  • un certificat médical d'aptitude établi depuis moins de deux ans, par un médecin agréé,
  • une attestation de formation PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1) de moins de deux ans,
  • les pièces d'identité et justificatifs demandés par la préfecture.

La demande se fait en ligne via la plateforme des démarches de l'État. La carte est en principe délivrée dans un délai de l'ordre de quelques mois, et mentionne le département où vous êtes autorisé à exercer.

Cette carte a une durée de validité de cinq ans, renouvelable. Le renouvellement est conditionné au suivi d'un stage de formation continue de 14 heures dans un centre agréé, à réaliser au cours de chaque période de cinq ans. Le défaut de formation continue peut faire obstacle au renouvellement.

Pour les conditions d'accès générales (âge, permis, casier), reportez-vous au guide les conditions pour devenir chauffeur de taxi.

Et après l'examen : ADS et statut

La carte professionnelle vous autorise à conduire, mais pour exercer en maraude, il vous faut une autorisation de stationnement (ADS), la fameuse « plaque ». C'est un sujet à part entière, traité dans la page pilier licence ADS taxi et dans les guides obtenir une ADS gratuite, acheter une ADS de taxi et louer une ADS : le statut de locataire-gérant.

Côté installation, il faudra aussi choisir un statut (le plus souvent artisan taxi) et anticiper vos charges et cotisations. Si vous venez d'un autre métier, le guide se reconvertir dans le taxi : par où commencer pose les étapes dans l'ordre. Et la page pilier examen taxi regroupe l'ensemble des ressources de préparation.

À retenir

L'examen taxi se joue en deux temps : une admissibilité théorique en sept épreuves, puis une admission pratique notée sur 20 avec un seuil à 12. La théorie exige une moyenne de 10/20 et des planchers par matière. L'inscription est nationale (plateforme T3P, organisée par les CMA), mais l'épreuve de territoire et la délivrance de la carte restent locales. Pour tout ce qui touche aux tarifs, à la connaissance du territoire et aux pièces exactes, le bon réflexe reste de croiser ce guide avec votre CMA et votre préfecture, dont les modalités font foi. Un dernier outil utile : le dictionnaire pour décoder les sigles (T3P, ADS, VMDTR, PSC1).

Sources