L'accès à la profession de taxi est conditionné par la réussite à un examen qui donne droit au certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi. Depuis la loi Grandguillaume du 29 décembre 2016, cet examen est organisé par le réseau des Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), et non plus par la préfecture. Le transfert est effectif depuis 2017. Ce certificat est la condition obligatoire pour ensuite obtenir la carte professionnelle délivrée par le préfet.

Avant de s'inscrire

L'examen vient en bout d'un parcours de conditions à remplir : permis B depuis au moins 3 ans (2 ans en conduite accompagnée), casier judiciaire compatible, aptitude médicale délivrée par un médecin agréé par la préfecture, et PSC1 de moins de 2 ans. Ces prérequis sont décrits dans notre pilier devenir taxi. Le cadre des épreuves est fixé par l'arrêté du 6 avril 2017.

Deux phases : admissibilité puis admission

L'examen comprend deux phases. L'épreuve d'admissibilité est théorique : QCM et questions à réponses courtes. L'épreuve d'admission est pratique : une mise en situation réelle de course de taxi.

L'admissibilité se découpe en deux blocs. Un tronc commun aux taxis et VTC (le T3P) porte sur la réglementation du transport public particulier de personnes, la gestion, la sécurité routière, le français et l'anglais de niveau A2. À ce tronc commun s'ajoutent des épreuves spécifiques taxi : la connaissance du territoire et de la réglementation locale, ainsi que la réglementation nationale et la gestion propres à l'activité de taxi. Le détail des durées et coefficients par épreuve figure dans l'arrêté du 6 avril 2017 sur Légifrance : reportez-vous-y pour les chiffres exacts, qui peuvent évoluer.

L'épreuve pratique

L'admission est une mise en situation pratique de course de taxi, avec une phase de conduite en circulation réelle. Elle évalue la sécurité de la conduite, la relation avec le client, la préparation du parcours et la facturation au taximètre. Il faut obtenir une note suffisante à la pratique pour être déclaré admis. Pour les conditions de notation précises, consultez le règlement d'examen de la CMA, qui fait foi.

La validité de l'admissibilité

Un point pratique très utile : l'admissibilité reste valable plusieurs années, ce qui permet de passer l'épreuve d'admission ultérieurement sans repasser la théorie. La durée exacte de cette validité est à vérifier auprès de la CMA ou dans le règlement d'examen en vigueur, car elle peut évoluer. C'est une souplesse importante si vous échouez à la seule épreuve pratique du premier coup.

Le tronc commun avec le VTC

Le tronc commun T3P étant partagé entre les examens taxi et VTC, un candidat ayant déjà réussi ces épreuves communes dans l'autre filière peut, dans certains cas, en être dispensé. Il n'existe en revanche aucune équivalence automatique : un conducteur VTC qui veut devenir taxi doit bel et bien passer l'examen taxi. Les dispenses possibles sur les épreuves communes se vérifient au cas par cas auprès de la CMA.

Se préparer

La préparation peut se faire en autonomie ou via un organisme de formation. Le programme couvre la réglementation, la gestion, la sécurité routière, les langues, et pour les taxis la connaissance fine du territoire d'exercice, souvent la partie la plus exigeante. Pour trouver un centre adapté à votre département, parcourez notre annuaire des centres de formation. Pour mettre en regard le coût d'une préparation et votre projet, notre simulateur peut vous aider.

Après l'examen

La réussite donne le certificat de capacité, puis la carte professionnelle délivrée par la préfecture du département où l'examen a été obtenu. Pour exercer ailleurs, une formation à la mobilité de 14 heures est requise, renforcée pour la zone des taxis parisiens. Et tout au long de la carrière, une formation continue obligatoire de 14 heures s'impose, à renouveler périodiquement (règle générale : tous les 5 ans) dans un centre agréé. Ce stage de 14 heures peut être fractionné en quatre périodes de 3,5 heures sur deux mois au maximum. La suite du parcours, jusqu'à l'accès à une licence ADS, est détaillée dans notre pilier devenir taxi et notre pilier licence ADS.

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Questions fréquentes

Qui organise l'examen taxi ?

Depuis 2017, l'examen du certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi est organisé par le réseau des Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), à la suite de la loi Grandguillaume du 29 décembre 2016. Avant cette réforme, il relevait de la préfecture.

En quoi consiste l'examen taxi ?

Il comporte deux phases. L'admissibilité est théorique (QCM et questions courtes) et porte sur un tronc commun taxi-VTC, réglementation, gestion, sécurité routière, français et anglais, plus des épreuves spécifiques taxi dont la connaissance du territoire. L'admission est pratique : une mise en situation réelle de course avec une conduite en circulation réelle, évaluant la sécurité, la relation client et la facturation.

Faut-il repasser toute la théorie en cas d'échec à la pratique ?

Non. L'admissibilité obtenue reste valable plusieurs années, ce qui permet de représenter l'épreuve d'admission pratique sans repasser la partie théorique. La durée exacte de validité doit être confirmée auprès de la CMA, car elle peut évoluer selon le règlement d'examen en vigueur.

Un titulaire de la carte VTC est-il dispensé de l'examen taxi ?

Pas entièrement. Il n'existe pas d'équivalence automatique : l'examen taxi reste obligatoire. Mais le tronc commun T3P étant partagé avec l'examen VTC, des dispenses sont possibles sur les épreuves communes pour qui les a déjà réussies. Ces dispenses se vérifient au cas par cas auprès de la Chambre de métiers et de l'artisanat.